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Mali: des partis soupçonnent la junte de vouloir les dissoudre « comme au Burkina et au Niger »

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Une centaine de partis au Mali ont affirmé mardi soupçonner la junte au pouvoir de vouloir les dissoudre ou suspendre « comme au Burkina et au Niger » voisins, également dirigés par des régimes militaires.

Ce collectif réclame aussi un report des concertations prévues par la junte pour l’adoption de la charte des partis, une des recommandations des Assises Nationales de refondation organisées par les militaires en décembre 2022 pour « construire une solution de sortie de crise » au Mali.

Ce pays sahélien, dirigé par une junte depuis un double coup d’Etat en 2020 et 2021, est confronté depuis 2012 à une grave crise sécuritaire, nourrie par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI) et de bandes criminelles communautaires.

Les militaires ont manqué à leur engagement de remettre le pouvoir aux civils fin mars 2024 et ont reporté la présidentielle à une date toujours inconnue.

« Il se murmure, par des voix connues de tous, que le processus enclenché (sur la charte des partis) devrait avoir comme finalité de dissoudre, ou à tout le moins de suspendre, les activités des partis politiques comme cela vient de se passer au Burkina et au Niger », affirme le collectif dans un communiqué.

Ce collectif dit avoir « sollicité le report des concertations annoncées » sur la charte. Il reproche à la junte d’élargir les discussions sur ce document à d’autres acteurs, au lieu de le mettre en oeuvre comme préconisé, selon eux, par les assises de 2022.

« Pourquoi le gouvernement veut encore consulter les forces vives sur un sujet sur lequel elles s’étaient clairement prononcées » en décembre 2022, interroge le communiqué.

La charte règlemente des points relatifs notamment au nombre de partis « en imposant des conditions pour leur création », et au rôle du chef de l’opposition.

Les activités des partis et des associations à caractère politique au Mali avaient été suspendues d’avril à juillet 2024.

La junte – qui les accusait de « discussions stériles » et de « subversion » – avait invoqué le danger qu’elles faisaient peser sur un « dialogue » national en cours sur l’avenir politique du Mali.

Ce conclave, boycotté par les principaux partis, avait débouché en mai 2024 sur des « recommandations » préconisant le maintien au pouvoir des militaires « de deux à cinq ans supplémentaires », ainsi que la candidature de l’actuel chef de la junte à une future élection présidentielle.

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